C'est avec une certaine lassitude que je clos ce blog, dernier d'une longue série, de beaucoup de hauts et de bas, de suppression d'article, de pages entières passé au vide-ordure.
Je crois que je m'en vais définitivement, j'ai apporté das un temps lointain ma petite pierre à l'édifice binaire du journal intime. Peut-être à postériori un blog uniquement rempli des poèmes que j'écris sur des coups de sang et des coups de coeur. Si ca se fait, l'adresse sera postée ici.
Après tant d'années de tapage de vie (sisi faut le dire), on en revient presque au même point. Le monde évolue, moi aussi, tout le monde. Mais nos penchants les plus funestes restent. Le fait d'être possessif chez moi devient chronique. Quand à l'hypocrisie, elle est la reine chez nous les humains. Pas une journée sans mensonge, sans "chut", sans "alors tu le dis pas à truc parce que machin le sait pas". Je sais, dans le même temps, qu'un monde utopique où le mot Vérité sortirait de la bouche de chaque individu est impossible, mais de là à se transformer en mitomane en force, ya un milieu à trouver. Quelle est alors la clé de l'hônneteté ? On se couvre souvent derrière l'excuse "un mensonge vaut mieux qu'une triste vérité". Le problème, et chacun l'apprendra à ses dépends, c'est que la vérité finira toujours par éclater, les obstacles qu'on avaient mis de coté pour quelqu'un reviendront un jour où l'autre. L'hônneteté, on doit s'y résigner, car elle est reine temporelle. A terme, la vérité règne. Pourquoi ne pas l'instaurer maintenant ?
Nous avons tous évolué depuis notre bonne vieille cour de primaire, nous avons eu nos premiers amours, nos premières déceptions. Je suis marqué par la trace indélébile d'une volonté de m'imposer. J'aime être aimé. Je trouve quelque fois mon bonheur chez des gens que je découvre avec beaucoup d'interêt. Des gens passionants. Vivre avec des gens depuis la seconde, et ne leur parler qu'à partir de janvier 2008, n'est-ce pas ridicule ? Ce dernier ne tue pas. Je ne vis que dans l'instant de la découverte.
Je suis aussi dans l'excès, à mes dépends.
En allant en cours, un matin brumeux et glissant (putain de trottoir d'ailleurs), je me suis plu à me dire qu'au début de la découverte d'une personne, on ne voit que ses qualités et ses penchants positifs. Elle est belle, elle est drôle. Il est gentil. Il est sympa. Il a les mêmes gouts que moi. Puis on les découvre vraiment, on voit qu'on a rien à leur envier, et on voit qu'il aime les gens silencieux, il aime s'imposer et adore les gens au clapet fermé, c'est vrai, après tout, le silence permet de ne rien dire, on voit qu'elle n'aime que l'humour basique, sa susceptibilité étant trop externe, elle n'aime que ce qu'elle veut aimer.
On se dit qu'on ne rentre dans aucun plat formaté, on en est fier parce qu'on est pas siliconé à la base, comme beaucoup (généralisons, poufs à talon-gloss-chouchou à paillettes dans le même sac que les relous de service). Mais le paradoxe est que si on pouvait se faire une petite place parmi la société, ce serait pas dégueu.
Mais la place, je ne l'ai pas. De la place pour deux, pour trois, pour quatre, mais pas pour 5. Etre traité de la même manière, être l'égal de ceux qui attire la lumière. Rien à leur envier, tout à leur reprocher. Si ils n'attirent pas la lumière par l'esprit (réalisme quand tu nous tiens) alors c'est par le corps. On en revient au même point, c'est ce que je voulais montrer.
Je ferme ce blog sur une note pessimiste mais qui a au moins le mérite, après toutes ces années, d'être réaliste.
Bye les gens.

